FRIA : Une ville minière dans un état lamentable

Siddy koundara photo

L’arrêt de l’exploitation de la bauxite dans cette zone a fortement eu ses impacts sur la ville. On n’est pas étranger pour constater les faits. Il suffit juste de parcourir quelques quartiers de la ville Fria pour être témoin de la réalité de cette pauvreté qui frappe nos compatriotes guinéens.

Astaldy, un quartier de la cité de Fria est un exemple illustratif. Ici, boutiques et magasins sont la plus part verrouillés par leurs propriétaires. Ils ont quitté cet endroit par ce que leurs clients n’ont plus de travail. L’usine ne fonctionne plus. Les fonctionnaires ne fonctionnent non plus. Pas de travail, pas d’argent, et finalement pas de clients.

Jadis, Fria était une ville qui attisait la convoitise de tous les Guinéens sans distinction d’ethnie. C’est pourquoi d’ailleurs on la qualifie de cosmopolite ou le « petit Paris » de la Guinée à cause de ses merveilleux bâtiments construits à la mode occidentale. Et surtout ses lieux de divertissement qui n’ont rien à envier aux plages de Sao Polo ou de Rio de Janeiro. C’est d’ailleurs ces immeubles à six (6) dalles qui vous font admirer la ville lorsque vous êtes un simple visiteur.

Cependant, derrière ces constructions se cachent une réalité. Cette réalité, c’est la population pitoyable et souffrante qui y vive. Certains citoyens sont là, par ce qu’ils n’ont pas où aller. Ils sont nés et grandis à Sobori (Fria). Ils ne connaissent que ce lieu. Même dans cette souffrance ils parviennent à joindre les deux bouts. Mais avec les promesses des dirigeants l’espoir renait. Comme le dit ce dicton, « tant qu’il ya la vie, ya espoir ».
Justement, c’est cet espoir qu’une citoyenne de ladite cité nous a expliqués lors d’une longue conversation qu’on a faite avec elle. Assise devant un petit conteneur remplis de quelques boites de lait et de sardine, Aminata, une jeune femme mariée, dans un ton mélancolique explique « c’est vrai, l’arrêt de l’usine nous a fait énormément souffrir. Mais d’après les promesses de nos autorités, l’usine va recommencer de travailler en 2018. Donc, nous espérons que cette fois cela va être une réalité afin que nous Friakas retrouvions une meilleure vie. »

Evidement, la reprise de l’usine, c’est également le même souhait que moi, un pauvre blogueur débutant pourrais souhaiter aux habitants de Fria. Même si, ma seule et l’unique force est d’écrire afin d’interpeller nos gouvernants sur la situation déplorable que traversent mes compatriotes de cette partie de la Guinée.

ENTAG: Cohabitation forcée entre vendeuses et ordures

Au marché ENTAG NORD, vendeuses et ordures se partagent les mêmes lieux. Les femmes vendeuses de légumes étalent leurs marchandises au bord des ordures qui dégagent une odeur nauséabonde.
Nous sommes au marché ENTAG nord cet après midi. En face de la station totale, direction la T6, notre retard est soudainement frappé par une montagne d’ordures de toutes sortes. Ces ordures dégagent une odeur nauséabonde qui rend la respiration difficile. Au milieu de cette montagne des saletés, une poubelle également remplie d’ordures est installée.

À côté de ces ordures, des femmes vendeuses de légumes et aliments fruitiers sont assises à l’attente des clients. Elles cherchent à attirer l’attention des passants sur leurs produits. D’une main, elle chasse les mouches, de l’autre main, elle remue les mangues qu’elle a devant elle.
Elle est consciente du risque sanitaire que pourrait être victime de ses clients mais elle n’est pas prête à quitter ce lieu où elle gagne son prix du pain.

Fatoumata Bangoura est commerçante: « c’est vrai on revend nos aliments à coté des ordures chose qui n’est pas bon. Mais nous aussi, on n’a pas le choix, car c’est ici que nous gagnons notre prix du pain. Et on n’est pas près à quitter cet endroit. On paye les tickets de mille francs guinéens chaque jour. l’administration devrait prendre cet argent pour évacuer ces ordures. »

Cet état de marché inquiète également ces citoyens qui y partent se procurer des aliments pour leurs propres besoins.Déclare Mamadou Diao Diallo, qui est venu acheter des oranges pour sa rupture du soir.

Dans ce marché de ce quartier de la banlieue de Conakry, entre ces vendeuses et ordures, c’est une cohabitation forcée. Les femmes qui y vendent justifient leur présence dans ces lieux par manque de place à l’intérieur du marché.

Elles accusent également l’administration du marché d’être à la base de toutes ces pratiques qu’elles mêmes trouvent gênant. Car, selon elles, chaque jour, elles Payent les tickets de mille et deux francs guinéens. Et selon ces femmes, cet argent devrait servir à payer les ramasseurs d’ordures afin que le marché soit propre.

La seule poubelle qui est déposée au carrefour de ce marché est remplie d’ordures. En cette période des grandes pluies qui s’abattent sur la capitale guinéenne, la boue a pris place également. Quand vous êtes piétons, vous êtes à la merci de cette boue qui vous salisse après le passage des engins roulant.

En 2015, la population de ce quartier par mécontentement, avait jeté les ordures sur la route. Cela avait d’ailleurs perturbé la circulation plusieurs heures durant.
Et cette année, le risque de revoir cette même scène n’est pas à exclure car, aucune mesure n’est encore prise pour débarrasser ce marché de ces ordures.

Aboubacar Siddy DIALLO

Hayya Camara, doublement victime

A 13ans, elle quitte sa famille paternelle pour se réfugier chez sa tante
Le mariage précoce est devenu une pratique quotidienne aujourd’hui dans nos différentes sociétés. Une situation qui préoccupe bon nombre de la population particulièrement les jeunes filles qui sont données en mariage avant l’âge normal.

Une fille doit avoir l’âge de 18ans avant qu’elle ne soit mariée selon le code civil guinéen. Mais de nos jours, le constat révèle que cette situation rentre dans le cadre de la violation des droits de la femme.

Hayya CAMARA, est une jeune fille âgée de 15ans. Elle a fui son village Benna pour venir habiter à Citya dans la famille de sa tante maternelle. En 2015, alors qu’elle avait juste 13ans, son papa a décidé de la donné en mariage à un homme qu’elle n’a jamais aimé. Elle s’est opposée à la décision de son père et depuis, elle a choisi de vivre loin de ses parents.
A cet après midi de ce vendredi, la jeune fille au teint clair est au champ avec sa tante et autres femmes du village. Habillée en body violet et en pagne multicolore, Hayya est assise sur une bassine entre d’autres femmes plus âgée qu’elle.

La jeune fille au visage souriant se sent bien ici, dans cet environnement qui lui est paisible. Elle nous raconte son histoire sans le moindre complexe. «Ca fait deux ans, je suis à Citya ici au près de ma tante. J’ai quitté ma famille à l’âge de 13ans à cause du choix de mon père auquel je n’ai pas obéi», explique-t-elle.

Ne voulant pas nous raconter toute la scène, elle sourit un peu en baissant la tête. Les femmes qui l’entourent l’encouragent à poursuivre son récit. Hayya renchérit. « Mon papa voulait me contraindre à épouser un jeune homme que je n’aime pas. J’ai réfugé. Il m’a dit qu’il va me frapper tant que je vis dans sa famille. C’est à l’issu de cette tractation que j’ai pris la fuite».

La jeune fille au visage d’enfant n’a pas le choix, aujourd’hui, elle vit à Citya. Elle fait la couture et part au champ avec ses tantes. Dans ce village de Citya, Hayya CAMARA se rend dans les Bas fond de Wontamba où elle aide ses tantes à faire la culture des légumes.

A l’entendre, on sent son envie de retourner au près de ses parents biologiques notamment sa maman qui lui manque, mais elle ne peut pas y aller à cause de son refus du mariage forcé et précoce que son papa voulait l’imposer. «Je suis très mal à l’aise de vivre longtemps loin de ma maman, car, quand j’ai pris ma décision, elle a été la seule qui m’a soutenue », se lamente la jeune fille aux cheveux courts.

Sourire aux lèvres, Hayya CAMARA n’a pas autre solution. Elle est ferme sur sa décision. Elle n’épousera pas un homme qu’elle n’aime pas. Le code civil guinéen est pourtant clair, pour qu’une fille soit mariée, elle doit avoir 18ans. Dans ce cas présent, il faut préciser qu’il y a eu violations des droits de la femme dont la Guinée a ratifié et s’est engagée à protéger.

Aboubacar Siddy DIALLO
Yaya SACKO

ISIC DE KOUNTIA: première sortie des étudiants de la thématique droits de l’homme

Vingt étudiants de la L4 journalisme en formation sur la thématique droits de l’homme et culture de la paix ont effectué ce mercredi 30 novembre une visite de prise de contacts. Lors de cette première sortie, ils ont visité les locaux des deux ONG défenseurs des droits de l’homme et le ministère de la justice.

Tout d’abord cette visite a commencé par le siège d’Amnesty Internationale, une ONG internationale défenseure des droits humains et qui est présente dans 15O pays. Ils ont ensemble évoqué la situation des violations des droits de l’homme en Guinée à travers une série de question réponse avec les membres de cette ONG.

les vingt étudiants de la thématique droits de l'homme devant le bureau d'amnesty
les vingt étudiants de la thématique droits de l’homme devant le bureau d’amnesty

Dans son intervention, le chargé de relais entre Amnesty et les universités M. Koné Issagha précise « Amnesty est une organisation internationale non gouvernementale et impartiale dans ses différentes interventions. Elle n’est pas une ONG humanitaire qui fait des dons alimentaires aux populations démunies. Amnesty utilise les moyens pacifiques comme les lettres, les plaidoyers, la sensibilisation pour sauver des personnes illégalement détenues par les autorités d’un pays. »

Par ailleurs, ce groupe d’étudiants s’est rendu au siège de l’ONG MEME DROITS POUR TOUS (MDT). Labà ils ont eu à visiter les locaux des différents services que compose l’ONG. Ensuite, ils ont suivit un brillant exposé du juriste Adrian TOSSA qui est d’ailleurs membres de ladite ONG et également professeur de cette thématique. Il a évoqué le fonctionnement de MDT et la particularité de cette organisation. Il a tenu à préciser que leur ONG assiste juridiquement et gratuitement aux personnes vulnérables dont les libertés sont illégalement privées.

les vingt étudiants dans la salle de conférence de l'ONG MDT
les vingt étudiants dans la salle de conférence de l’ONG MDT

Présent dans les locaux d’MDT, Le représentant d’OSIWA GUINEE, M. Diallo Abdourahmane a encouragé le groupe d’étudiants à prendre la formation au sérieux. Il a appelé le groupe à se mettre à la rédaction au quotidien des articles sur des questions des droits de l’homme.

Comme prévu dans l’agenda de cette journée, ces étudiants journalistes en formation se sont rendus au ministère de la justice mais à une heure tardive. Cependant ils ont pu trouver le chargé de communication du ministère à son occurrence Maitre Ibrahima BEAVOGUI. Il les a reçus dans son bureau et de façon brève il a énuméré les différentes réformes engagées par le ministère.

Depuis mai 2015, L’Institut supérieur de l’information et de la communication ISIC de Kountia en partenariat avec OSIWA GUINEE a entamé la formation des journalistes spécialisés sur des questions de mines, droits de l’homme et culture de la paix, démocratie et bonne gouvernance. Cette formation va terminer cette année et ces jeunes vont bientôt être sur le marché de l’emploi.

Aboubacar Siddy Diallo

Recensement biométrique des Etudiants : affluence des étudiants à l’INRAP

image d'archive
image d’archive

L’enrôlement biométrique des étudiants a commencé le 04 novembre 2016 à Conakry. Depuis l’annonce de cette nouvelle, les étudiants qui n’ont pas leurs diplômes se précipitent au département de l’Institut National de Recherche et d’Action Pédagogique pour récupérer leurs diplômes de BAC.

Munis de leurs attestations et relevés de notes, ils sont nombreux à se présenter ce jeudi 17 novembre dans la cour de l’INRAP. Certains étudiants rédigent des lettres de demande de retrait de diplômes, d’autres sont en rang à l’attente de recevoir leur diplômes.

De l’autre coté, un groupe d’étudiants s’alignent pour le dépôt de leurs attestations pour la légalisation. Tout près de ce groupe, d’autres étudiants tendent bien les oreilles pour écouter et entendre leurs noms pour être en possession des leurs qu’ils ont déposés bien avant leurs camarades.

Cette situation d’attente met certains étudiants en colère mais ils restent attentifs et gardent courage. « Moi je suis là depuis 06H du matin, mais il est 17H, jusqu’à présent je ne suis rentrée en possession de mon relevé légalisé. Je reste attentive et patiente jusqu’à ce que je reçoive le mien. C’est difficile quand même mais comme c’est une décision du ministre, on ne peut qu’obéir.» déclare une étudiante.

Loin de ceux-ci, les photocopieurs aussi s’activent pour la photocopie et la plastification. Ils profitent du moment juteux pour accroitre leurs revenus.

Morlaye Soumah un des photocopieurs témoigne : « c’est une bonne occasion pour nous de gagner un peu d’argent de plus, car il ya un grand nombre d’étudiants qui vont faire la photocopie avec nous. Et ça va nous permettre d’avoir beaucoup d’argent malgré que sa sera d’une courte durée. »

Ce mouvement s’est poursuivit jusqu’à 17H l’heure à la quelle les responsables ont pris congés des étudiants pour la journée suivante.

TRANSPORT URBAIN A CONAKRY : Sotragui sur les pas de la Soguitrans

Les bus de la société de transport de Guinée (Sotragui) se font rares dans la circulation. Travailleurs et usagers s’inquiètent sur l’avenir de la société.

Deux bus sur cinq (2/5) continuent à transporter des personnes sur l’auto route Fidel Castro. Certains citoyens qui ont l’habitude d’emprunter ces véhicules ne les voient presque plus dans la circulation routière.

Le problème de véhicule a Conakry est un calvaire pour les citoyens n’ayant pas des moyens de déplacements personnel « au début quand ces bus ont été lancé dans la circulation, on souffrait moyen pour se rendre dans nos lieux de travail respectifs. Et on les attendait pour parfois se rendre à l’université. Mais ces derniers temps, on ne les voit même plus. C’est vraiment dommage si cette société suit les traces de la Soguitrans »

Récemment, dans un bus de ladite société, deux chauffeurs appartenant à la même société échangeaient sur leurs conditions de vie et sur l’avenir incertain de la Sotragui. L’un sur le volant évoque le retard de la paie des travailleurs.Le second à la porte de sortie parle des détournements dont fait face l’entreprise.

« On peut rester jusqu’au dixième jour du mois sans percevoir nos maigres salaires. Ils ont chasse les blancs qui géraient la société au départ, et les guinéens qui les ont remplaces ne font rien pour la survit de la société et ses travailleurs » se lamente t-il.

Et celui de la porte d’enchainer « L’ancien directeur de la sotragui a détourné des milliards des francs de la société a pris la fuite pour l’occident sans être poursuivit par une procédure judiciaire. Pourquoi ceux qui sont la ne vont pas faire c’est qu’ils veulent. »

Dans un parking a Matoto, plusieurs bus de ladite société sont stationnés. Ces véhicules ont des problème de panes techniques nous a confie une source trouvée sur les lieux.

Aboubacar siddy diallo

BREVET 2016 : Les candidats au BEPC affrontent leurs premières épreuves

CANDIDATS AU BEPCLes candidats au brevet d’étude du premier cycle ont abordé les premières épreuves, ce lundi 27 juin 2016 sur toute l’étendue du territoire guinéen.

Quatre jours après l’examen d’entrée en 7ème année, ceux du BEPC ont commencé aujourd’hui lundi.Pour cette première journée, les candidats ont été évalués dans les sujets de rédaction et d’histoire. Dans les différents centres visités, certains candidats se disent satisfaits des épreuves et apprécient également la rigueur des surveillants.

«On a fait rédaction et histoire aujourd’hui. Quand même, ça été bien passé. On ne peut pas dire qu’on a tout trouvé car ce n’est pas nous qui allons corriger nos copies. Mais ce qui est certain, on a quand même écrit. La surveillance était serrée. Mais on doit accepter car ça y va vans notre intérêt » a déclaré Mohamed Momo Cissé élève de la 10ème année du groupe scolaire Ibrahima Bah.

Au centre collège Almamy Samory dans la commune de Matoto, les surveillants apprécient l’attitude des candidats pour cette première journée. « Pour le moment, tout se passe très bien avec les candidats. Dans les différentes salles où j’ai surveillé, les candidats se sont bien comportés. Nous espérons qu’ils vont continuer dans cette bonne attitude pour éviter tout problème menant vers une fraude » a témoigné Ibrahima Sory Kouyaté un des surveillants.

Pour cette année scolaire 2015- 2016, ils sont plus de cent dix milles (110.000) candidats qui affrontent le BEPC sur toute l’étendue du territoire.
Les examens d’entrée en 7ème ont déjà été bouclés depuis le 22 juin 2016.

Aboubacar siddy Diallo