ENTAG: Cohabitation forcée entre vendeuses et ordures

Au marché ENTAG NORD, vendeuses et ordures se partagent les mêmes lieux. Les femmes vendeuses de légumes étalent leurs marchandises au bord des ordures qui dégagent une odeur nauséabonde.
Nous sommes au marché ENTAG nord cet après midi. En face de la station totale, direction la T6, notre retard est soudainement frappé par une montagne d’ordures de toutes sortes. Ces ordures dégagent une odeur nauséabonde qui rend la respiration difficile. Au milieu de cette montagne des saletés, une poubelle également remplie d’ordures est installée.

À côté de ces ordures, des femmes vendeuses de légumes et aliments fruitiers sont assises à l’attente des clients. Elles cherchent à attirer l’attention des passants sur leurs produits. D’une main, elle chasse les mouches, de l’autre main, elle remue les mangues qu’elle a devant elle.
Elle est consciente du risque sanitaire que pourrait être victime de ses clients mais elle n’est pas prête à quitter ce lieu où elle gagne son prix du pain.

Fatoumata Bangoura est commerçante: « c’est vrai on revend nos aliments à coté des ordures chose qui n’est pas bon. Mais nous aussi, on n’a pas le choix, car c’est ici que nous gagnons notre prix du pain. Et on n’est pas près à quitter cet endroit. On paye les tickets de mille francs guinéens chaque jour. l’administration devrait prendre cet argent pour évacuer ces ordures. »

Cet état de marché inquiète également ces citoyens qui y partent se procurer des aliments pour leurs propres besoins.Déclare Mamadou Diao Diallo, qui est venu acheter des oranges pour sa rupture du soir.

Dans ce marché de ce quartier de la banlieue de Conakry, entre ces vendeuses et ordures, c’est une cohabitation forcée. Les femmes qui y vendent justifient leur présence dans ces lieux par manque de place à l’intérieur du marché.

Elles accusent également l’administration du marché d’être à la base de toutes ces pratiques qu’elles mêmes trouvent gênant. Car, selon elles, chaque jour, elles Payent les tickets de mille et deux francs guinéens. Et selon ces femmes, cet argent devrait servir à payer les ramasseurs d’ordures afin que le marché soit propre.

La seule poubelle qui est déposée au carrefour de ce marché est remplie d’ordures. En cette période des grandes pluies qui s’abattent sur la capitale guinéenne, la boue a pris place également. Quand vous êtes piétons, vous êtes à la merci de cette boue qui vous salisse après le passage des engins roulant.

En 2015, la population de ce quartier par mécontentement, avait jeté les ordures sur la route. Cela avait d’ailleurs perturbé la circulation plusieurs heures durant.
Et cette année, le risque de revoir cette même scène n’est pas à exclure car, aucune mesure n’est encore prise pour débarrasser ce marché de ces ordures.

Aboubacar Siddy DIALLO

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